
J’ai un nouvel appartement avec internet pis toute.
Fini le camping.
Voici de la Qualité Motel live au Rouge à downloader.

J’ai un nouvel appartement avec internet pis toute.
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Deux personnes, un homme et une femme, sont assises chacune au bout d’une table d’environ quatre mètres de forme ovale dans une immense salle. Seules avec un gros cuisinier se tenant dans le coin de la pièce avec un immense chaudron, les deux individus n’échangent aucun mot. L’homme, dans un costard marron au bouton de manchette argent, fixe maladroitement de temps à autre les seins de sa compagne. Son expression faciale est pourtant sévère et, lorsqu’il ne regarde pas le buste de la femme, il semble extrêmement énervé de ce qu’il se passe : il ne cesse pas de mordre son énorme lèvre inférieure qui se met à pendre à chaque fois qu’il la lâche de ses dents à cause de sa démesure. Il n’a pratiquement pas mangé la nourriture devant lui, il se contente de disperser les petits pois sur la surface entière de son assiette. Il n’a pas, non plus, touché à l’amas de pomme de terre ni aux minuscules têtes de veau placées délicatement et intelligemment dans son plat. Cette manière de préparer les mets a été longuement pensé par le chef cuisinier qui, grâce à cette « tactique », a réussi à faire manger plus d’un anorexique. Pourtant, ça ne change rien vis-à-vis du maigre homme au costard marron.
Quant à la femme, son plat disparaît à une vitesse incroyable. À peine le repas a été déposé devant elle que celui-ci se fait déglutir d’un trait. Pourtant, cette capacité à manger rapidement d’énorme quantité ne se voit pas sur son apparence : la femme est mince et élégante, habillée d’une courte et étroite robe scintillante. Une fois que sa petite bouche raffinée a avalé les trois plats devant elle, la femme gémit doucement de satisfaction en poussant lentement ses longs cheveux blonds derrière ses épaules squelettiques.
« Jimy Costard, il est grand temps que nous parlions. »
Ces mots exprimés par la mince femme glace le dos de Jimy, l’homme vêtu de marron. Cette façon de dire son nom en entier et le ton utilisé pour le faire a toujours un impact radical sur Jimy. D’un coup, Costard relève la tête de son assiette, lâchant en même temps la fourchette sur la porcelaine, créant un son strident qui résonne dans la grande salle à manger. Le regard de Costard fige sur le superbe corps de sa compagne.
« Ou… oui Suzante, qui a t-il?
Tu sais bien pourquoi je tenais à ce que tu viennes chez moi ce soir. Tu me déçois beaucoup. Ça fait déjà plus d’un mois que je t’ai demandé de faire avancer le plan et tu n’as toujours pas trouvé le candidat idéal. Plusieurs souhaitent avoir ton poste Jimy et je me demande parfois …
Suzante! Suzante! Je vais finir par le trouver notre candidat, mais il me faut juste un peu plus de temps. J’ai cherché méticuleusement dans les premières zones, mais rien ne correspond aux critères. Demain, je commence les recherches dans les zones « à risques ». Vous savez bien que je mets tout le temps et l’énergie nécessaire afin de faire progresser le plan! »
Jimy s’est relevé sur ses jambes en criant le nom de la femme et maintenant gesticule les bras de tous les côtés comme s’il se débat de multiples agresseurs. Suzante a un léger sourire en regardant l’homme : il lui fait penser à un veau qui ne cesse de grouiller et prêt à tout pour avoir le pis de sa mère. « Costard est vraiment parfait » se dit-elle.
« Bien Jimy Costard, je te laisse en charge de cette mission et je vais même te faciliter la tâche. Dès ce soir, tu te rendras au dépotoir où tu devrais y rencontrer LE candidat. Tu n’auras pas trop de misères à le reconnaître.
Le dépotoir, vous dites? Mais je risque de me faire mettre en pièce, devenir de la purée et finir en loque comme toutes les autres loques du coin! Je vais me faire poursuivre par les contrôleurs et les chiens jours et nuits sans parler de ces foutus rongeurs, tous ces rats crasseux plus brillants qu’un singe, qui vous pourchasse partout pour vous sucer le sang… ce ne sont plus des rats, ce sont des vampires! Et les montagnes de déchets à perte de vue, elles vont font oublier le monde réel. Et vous savez bien tout ce que l’on raconte sur le dépotoir, toutes les rumeurs et les mystères qui flottent autour de cet endroit épouvantable… j’en suis dégoûté rien qu’à y penser!
« Oui, il est parfait » se répète Suzante en regardant l’homme en face d’elle continuer à se débattre dans le vide. Alors qu’il est trop préoccupé à gesticuler, Costard ne prête pas attention au léger hochement de tête de Suzante. Quelques secondes plus tard, Jimy se retrouve par terre, une bosse à la tête et totalement inconscient. Le gros cuisiner l’avait assommé de son immense chaudron sur la commande de Suzante.
Malpoli, fumier! Oser de ne pas manger mon assiette! Non mais tu te prends pour qui mon salaud! Elle est pas bonne ma nourriture?! J’vais te montrer à qui t’as affaire!
Ça suffit, amène-le au dépotoir pendant qu’il est encore évanoui. Une fois qu’il y sera, il saura qu’il n’a pas le choix de faire son travail.
Le cuisinier prend Costard par les pieds, le traînant pour le faire sortir de la pièce tout en continuant de lui crier des insultes. Suzanne, quant à elle, se lève et va de l’autre côté de la table pour aller s’asseoir sur la chaise de Jimy et manger son plat.
* La Courge
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Je me rappel très bien de la rue Newton à Sherbrooke.
À cette époque moi et Alex (que je meurs d’envi de renommer Blue Jeans), nous réinventions le monde. Nous buvions des pintes….
Ok ok laissez faire mon allusion à Christian Mistral, c’était trop tentant (réinventer le monde, je m’en calisse, on parle de musique ici)
Bref, je me rappelle très bien que je foutais mon temps par les fenêtres et j’avais pris la résolution maladive de devenir un jour quelqu’un. Et ça commençait par tout connaître en matière de musique branchée (faut bin commencer quelque par…).
Alex pour sa part, avait pris la résolution de faire de la musique électronique et c’était certainement pas un vieux PC qui allait l’empêcher (cet ordi existe encore me dit-on). 4 ans d’études collégiales et universitaires dans la matière plus tard, cet homme est une véritable machine. Il lui aura fallu lâcher l’école tout simplement pour qu’il se mette en mode turbocompositeur! Il produit pas moins d’une toune par jour et accumule les projets…
Dans le temps de la rue Newton j’avais proposé à Alex comme nom d’artiste E.N.E.T. Ce qui signifiait; Electronic Noise of Eastern Township. Voilà que cette semaine, alors que j’étais dans l’état d’esprit de pas répondre à mon cell, il m’appelle cinq fois de suite, excité comme un bouc, pour m’annoncer qu’il reprenait l’idée du nom avec quelques modifications. La cinquième fois, j’ai répondu…
Allez voir son blogue de musique (on peut même télécharger à ma demande):
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It’s one of these slow, lazy mornings. You know it the moment you open your eyes – it’s visceral. The kind of feeling reminiscent of the days when men wore fedoras and gray flannel suits and smoked cigarettes at the office – at the office, on sidewalks, in schools and so on… Everywhere except in churches. Often they weren’t even smoking the cigarettes, the smoke just drifted away in the background, like incense for the rite of individuality.
It’s the kind of day where somehow, if you listen carefully enough – not like there are any other alternatives anyway, in these circumstances words are unbearable even to the most narrational of characters – you can hear Chet Baker’s trumpet tacitly strutting away in the distance, like that smoke, soothing and absolute, defining the moment, wandering purposelessly and yet infused with all the meaning of the world, in every light-hearted, sorrowful note. Tacitly, I say, because he knows. He knows and you know, we all know, in the warm light of this slow day. Everything is still and smiling. Good old Chet, my best friend. Chet and Peggy Lee. I wish they’d been a couple.
The taste of coffee is in your mouth. Cliché? Of course, how else could everything be so comforting? It’s in your mouth and yet you haven’t even had a sip. It might very well be the only reason you get out of bed that day; like the intangible dream of a sleepwalker, softly pulling at you behind your heavy eyelids. But before you dress, you take a moment to bathe in the hazy, naked tranquility of the awakening mind, rubbing your eyes as you try to make out the silhouettes three floors below, in the rustling streets – their mouths and limbs articulating in slow motion without any distinct sound reaching your ears, just the hushed murmur of arbitrary movement – the world through the window of your apartment.
“Where could they all be going like that, on a Sunday morning”, a suave, female voice carelessly ponders besides you. “Nowhere”, you hear yourself answer, as you become lost in the vision of her partially uncovered breasts. How existentially stylish everything is looking this morning… Somehow you’ve become the Stranger in Camus’ mystifying novel; “Is this the day I die”, you ask yourself serenely. “Perhaps I should brush up a bit, shave, wash my hair… it is only natural that I look proper on the day of my own crucifixion.”
The shower is nothing less than a godsend. How it is that, with the amount of alcohol you chugged the night before (and all the other things…), a murderous headache is not hammering at your brains right now is one of those mysteries which make life so grand. Perhaps it’s karma. Or perhaps it was that slice of pizza that just happened to be lying there, on the corner of that table… Mere speculations, at any rate – no use in wasting the precious sensation of that miraculous fluid trickling down the youth of your neck. Just as your lips were flowing upon hers, not so long ago…
Last night, as she mischievously exposed to you her forbidden fruit (with a swift turn of the hips, a tilt of the head and a sweeping of the hair, leaving the forsaken part bare and vulnerable) you thought to yourself, perhaps as the salient apex to an utterly lustful evening: “I fucking love living”, and in an ecstatic whirl of intoxication, self-destructive passion and rush of throbbing blood to the phallus you took a monstrous bite out of the apple. It was delicious.
Oh, the sin! The blissful, atrocious sin of worshiping so fervently that tender skin at the back of her lascivious neck (thank you Miller, for teaching me that wonderful word)! To show such unconscious longing, such shameless craving, to the point of feverish necessity, for its fragrance, its taste, the whole of its porous substance; to need it as part of your being, as your salvation, as the heavenly gateway through which you break the carcase of your own existence!… Your lips on her neck, the most exquisite of sins! And how dramatically different from today’s inherent, glowing peace!…
Upon this realization, you can almost hear Chet’s self-reflecting laughter: “Every indulgence is forgiven, my friend, in the light of this rising day…”
Washed away, that’s how it feels. A day where everything simply is washed away…
* by Philippe Blouin
** Illustration Hux Delux
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Tagué : Philippe Blouin

J’étais dans un feu roulant dur à suivre que m’expliquait Mathieu. Il était assis en face de moi les yeux plongé dans le monde des non-A de Van Vogt. Je lui demandais de m’en dire plus, mais sa lecture sur comment se téléporter schématiquement dans un ensemble donné grâce à la 20e décimale semblait ravir son attention. Je crois qu’il faisait référence à cette soirée où je traquais la foule tel un espagnol pris par l’engouement de la sauvagerie des fiestas mondaines. Clic, j’avais les yeux absents, la folie au bord des lèvres. Je ne me rappelle pas avoir une discussion complète cette soirée là. Mais cela ne m’empêchait pas d’être la personne la plus active de l’endroit.
Mon inconscient sait comment se faire des amis. J’ai toujours trouvé ça fascinant. J’ai beau être l’homme le plus saoul et le plus défoncé de l’endroit, je trouve toujours le moyen de me faire positivement remarqué.
Plus le monde parle de moi, mieux je me porte. C’est fatiguant de même. Heureusement pour moi, j’ai certaines qualités qui compensent ma vanité excessive…
Ps: je reconnecte bientôt (comme dirait François Gagnon).
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Tagué : françois gagnon, Le monde des non-a

Montréal - Paris. Paris – Milan. Constat: Trop de filles avec des sacoches Louis Vuittons, trop de monde qui ecoutent Cystal Castles tout le temps. Pas que j’aime pas ca, pas que je suis pas contente d’entendre du son de chez nous loin en Europe baby, pas que je sois un peu drunk non plus… rien de tout ca! Je suis loin de mon chez moi mais the party must go oooon! Et c’est ce qui se passe. Des gens bien cool, du monde bien sympa, des touristes, des tramways, des métros (ca pue moins qu’a Paris, Milan…) et toutes les grandes villes du monde qui se ressemblent. J’aime mieux les formats réduits je pense, le format Montréal. N’empeche que changer le mal de place fait pas trop de tort! Bon ok je suis déchirée entre deux mondes, entre deux vies, entre deux moods complètement opposés, mais reste que je m’ennuie quand meme de vous mes AAAAMIIIIISSSSS Peace in the world, soyez fous mais pas trop, soyez sérieux mais pas trop pis un manné ben je serai de retour et on se sera pas rendu compte que les mois se sont écoulés.
Ciao xxxxxx Love de partout!
* Inès Steinmetzer
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Tagué : Inès Steinmetzer, Montréal-Paris, Paris-Milan

Dans l’temps que je venais de terminer mon DEC en Graphisme.
Dans l’temps que j’avais rien à fouttre.
Dans l’temps que je me droguais et réfléchissais.
Dans l’temps que je portais des bottes de cowboy.
Dans l’temps que je faisais des pochoirs.
Dans l’temps que j’étais complètement obsédé par les photocopies.
Dans l’temps que Jéré m’a fais connaître Savia qui travaillait au Granada.
Dans l’temps que j’écoutais beaucoup trop de Japan et de Billie Holiday en vynile.
Dans l’temps que j’avais pas une crisse de cenne.
Dans l’temps que je travaillais sur Épik avec Kev.
Dans l’temps que je mangeais juste des pâtes pi des patates.
Dans l’temps que je buvais de la Black Label pi que j’écrivais de la poésie.
Dans l’temps que je voulais réunnir les artistes underground de Sherbrooke.
Dans l’temps que j’allais échanger mes textes de à ceux de Doum les jeudis soirs aux Marches.
Dans l’temps que moi pi Kev avaient spraypainté un dé sur un gros cube de béton sur le campus du cégep et qu’un garde est sortit pi Kev a crissé l’camp pendant que moi je rampais parterre comme un osti d’con.
Dans l’temps que je voulais être un beatnik.
Dans l’temps que je checkais des filmes étrangés à chaque jour avec Kev pi qu’on trippais vraiment Fellini.
Dans l’temps que je commençais à faire de la musique avec trois tapes qui jouaient en même temps.
Dans l’temps que je jouais de l’orgue et que j’écoutais de l’electro-acoustique à la radio.
Dans l’temps que je dessinais des LAG partout.
Dans l’temps que Jéré habitait dans mon garde-robe de salon pi qu’il chillait un peu trop Yi-King.
Dans l’temps que Them dessinait mal mais avait pas mal plus de style (voir Hux Delux Magazine).
Dans l’temps que la revue Hux Delux est sortiten 30 exemplaires de 14 pages recto-verso, grâce à une crosse de carte à puce pour la photocopieuse du cégep et du papier gratuit… avec l’aide de Savia.
* Hux Delux
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Tagué : Hux Delux

J’ai changé le titre du blogue pour droit au coeur suite à l’entrevue réalisée à CISM hier (Je dois probablement être dans le top 10 des invités radiophoniques les plus hang-over de l’histoire de CISM…).
Pourquoi?
J’ai toujours voulu appeler le blogue Droit au coeur pour parler des vraies affaires, mais j’attendais un signe du destin. Le signe du destin est venu à moi hier…
Ne vous inquiètez pas, vous pouvez toujours continuer à nommer le blogue sherbrooklyn et y accéder en tapant sherbrooklyn.com
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Empire of the sun – We are People
Révélation! Dans l’article d’hier, mon cher Toran Nissen nous mentionne le nom de ce band dans les «in». J’ai déja troqué Mgmt…
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Slumdog Millionaire. Mon film préféré en début d’année 2009 (un peu comme Juno en 2008). Je suis définitivement un inconditionel des «feel good movies». Et puis ça me rappelais ma jeunesse en inde… (courrir nu pied sur les toits).
Moi pis Sandrine on pratique des moves de danse en hommage au film. Vous pouvez voir nos représentation dans un des ces lieux socialement lubrifiés communément appelés bars du lundi au dimanche.
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De la soupe? oui j’arrive….
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Tagué : cism, droit au coeur, empire of the sun, frédérik-tan nissen, inde, mgmt, Sandrine Vézina Bourque, Sherbrooklyn, slumdog millionaire, soupe
Faites pas ce que je fais, faites ce que je dis.

Premièrement, je tiens à préciser que le monde qui se dise encore Bonne année! est vraiment out. On est rendu à la mi-janvier ciboulot, faut vraiment rien avoir à se dire pour parler encore du jour de l’an! Fuck.
Les Outs:
- Le livre ou DVD The Secret. Je ne devrais même pas en parler tellement c’est dépassé. Mes parents New Age me l’ont passé en 2007, juste pour vous remettre dans le bain.
- Parler de 2012 et du crash planétaire en étant nostalgique sur notre futur. C’est vraiment Out! Ok. Hollywood sorte un film la dessus en mai mais basta avec vos Mayas! (http://www.youtube.com/watch?v=5VXa82AuwHU&feature=related)
- Changer constamment son statut de relation sur Facebook, non seulement c’est out mais c’est inapproprié, le low profile est In en 2009…
- Mgmt = Over used, Lykke Li = Out, Justice = no thank you, le Indie, en gros, est appelé à disparaître au profit du Superpop party trash…
- Enfin, quêter des clops, les boissons énergiques RockStar, Mats Sundin, la série Heroes, les sudoku, Gay rights, la vente de BCE, la politique canadienne, les têtes à claques.
Les Ins:
- Little Boots, White Lies, Florence and the Machine, Empire of the Sun, La Roux, on va commencer avec ces bands là, on se tient au courant…
- Aller Twitter, c’est rendu ben In, yen a qui trip plus que sur Facebook, ca permet de faire passer un message de manière simple et efficace, bla bla bla.
- Le BIXI, le vélo urbain qu’on peut louer pour une piastre!
- La webtélé, ca c’est vraiment cool, par exemple, regarder Les invincibles sur Radio-Canada.ca c’est vraiment IN
- Slumdog Millionnaire, The Watchmen, Star Trek, le dernier Loft Story (all stars), j’inclus du même coup TQS qui est vraiment le seul poste de TV qui s’assume.
- Pour finir, l’affaire la plus In, c’est de constamment dire « té ben sa coche men » satisfaction garantie ou déménagement gratuit à St-Sauveur remis.
* Frédérik-Toran Nissen
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Tagué : 2008, 2009, 2012, bce, bixi, empire of the sun, Facebook, florence and the machine, gay rights, heroes, in, jusice, la roux, les invincibles, little boots, loft story, lykke li, mats sundin, mgmt, out, politique canadienne, slumdog millionaire, st-sauveur, star trek, sudoku, tête à claques, the watchmen, tqs, twitter, webtélé, white lies

« Cette fois, j’y suis presque. J’ai réussi à me débarrasser de mon emploi, cette maudite carrière que j’ai dû endurer depuis les dix dernières années. J’ai réussi à briser les derniers liens humains que je devais encore supporter pour faire plaisir à tous ces faux amis et à cette bande d’idiots qui se disent une « famille ». Je suis arrivé à un stade de solitude incroyable! Je n’ai plus de maison; je me promène la nuit et cherche l’endroit le plus lugubre qu’il m’est possible de trouver. Le lendemain, je me lève et je recommence. »
L’homme de trente-cinq ans s’agitait sur son banc de restaurant.
La femme en face de lui avait, quant à elle, un air des plus perplexes.
« Tu es rendu si… coriace.
- Quoi? Coriace?
- Oui, tout à fait. Tu es devenu coriace, c’est le mot juste. Tu es exactement comme cette tête de bœuf que moi et mes amies voulions manger la semaine passée. Le boucher m’avait promis une viande incroyable, « du jamais vu ma p’tite dame, c’est de loin la meilleure tête de bœuf que j’ai possédé et je me demande même si je ne devrais pas la garder pour moi » qu’il me disait. Je l’ai acheté sans hésiter, cette grosse tête laide. Je l’ai vidé avec amour, l’ai fait mariner pendant des heures, l’ai fait cuire malgré les deux globes oculaires qui ne cessaient de m’observer par la porte du fourneau, deux yeux tristes et pourtant remplis de tendresse. J’ai tout supporté pour enfin la servir… ça été un vrai désastre. La viande de cet animal était…
- Coriace.
- Oui, coriace! Je n’avais jamais rien vu de tel, une chaire aussi raide et si… coriace. Et je ne te parle même pas de cette maudite tête qui s’est mise à parler et à faire des commentaires sexistes sans qu’on ne lui demande. Toutes mes amies se sont enfuies prenant leurs jambes à leur cou. Et aujourd’hui, lorsque je te vois, c’est à cette affreuse tête coriace que je pense et si je n’avais pas le moindre attachement pour toi, je ferais exactement comme mes amies. »
L’homme semblait déçu des paroles de la femme. Il laissa échapper un léger soupir avant de reprendre.
« Tu n’as rien compris du tout. Tout comme tu viens de le dire, je suis coriace, un véritable monstre de coriacité, une tête de bœuf raide et immangeable qui ne demande pas mieux qu’on l’oublie dans un four à la température la plus élevée! Alors si tu as quelconque attachement pour moi, tu dois me faire le plaisir de me détester, car moi je te hais et je ne pourrais supporter qu’il te vienne à l’idée que je puisse revenir sur mes pas et abandonner toute ma démarche personnelle. Je suis coriace, coriace , coriace! »
La femme eut un relâchement des épaules. Elle ne croyait pas ce qu’elle entendait : cette personne devant elle ne pouvait pas vraiment croire ce qu’elle disait. Il fallait jouer à son propre jeu ou perdre cet ami. Elle se leva brusquement en raidissant ses bras et regarda droit dans les yeux le mi-trentenaire pendant trente bonnes secondes sans rien dire. Enfin, elle s’exprima :
« Très bien, je m’en vais et je t’en veux profondément. À vrai dire, je te déteste plus que tout! »
La femme partit à courir en criant des propos déplacés aux gens qu’elle croisait. Ces jambes, droites et fines, montaient et descendaient rapidement du sol jusqu’à son coup. L’homme la regarda partir par la porte du restaurant, puis la suivit du regard, alors qu’elle passait à coté de lui de l’autre côté de la vitrine. Elle ne cessait d’insulter les passants en les vexant d’une façon rapide et directe. Lorsqu’elle fut hors de portée, l’homme se rassit confortablement en se redressant bien droit.
* La Courge
* Illustration Sandrine VB
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